Pouze ("pause" ou "puits") tire son nom de l’habitude prise au Moyen Âge par les pèlerins de Compostelle de faire une halte au puits (aujourd’hui disparu) du village.
Le centre de village réunit la petite église Saint-Etienne (XIXe-XXe siècles) et son joli cadran solaire occitanophone, le cimetière attenant, la mairie, la salle des fêtes, le court de tennis en contrebas et le monument aux morts sculpté sur place au début des années 80.
Le monument aux morts de Pouze date de 1982. Oeuvre du sculpteur Daniel Monnier, il est composé d’un bloc de granit ovoïde bleu du Sidobre de sept tonnes, coupé en deux.
Il illustre la métaphore du souvenir qui s’estompe avec le temps qui passe (soldat gisant et son empreinte en négatif) et rend hommage aux six jeunes Pouzains morts au combat durant la Première Guerre mondiale.
Baptisé Le Dormeur du val, il est accompagné d’une citation du poète Louis Aragon :
«… déjà la pierre pense où ton nom s’inscrit
déjà tu n’es plus qu’un mot d’or sur nos places
déjà le souvenir de tes amours s’efface
déjà tu n’es plus que pour avoir péri… »